Communiqué d’EELV-36 à propos de l’abattoir de Lacs
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En tant qu’écologistes, parce que c’est totalement contraire à nos valeurs, nous dénonçons le fonctionnement de cet abattoir, infligeant d’insupportables souffrances à des animaux.

Nous nous interrogeons sur les responsabilités de l’Etat puisque les constats des dysfonctionnements datent de plus de deux ans sans que, semble-t-il, rien n’ait été fait depuis pour y mettre un terme.

Le fait que cet abattoir soit « agréé bio »,
même si cela ne concerne que 5 % de ses productions, ne fait que
renforcer le sentiment de trahison des éleveurs bio mais aussi plus
généralement de beaucoup d’autres éleveurs, nombreux dans ce pays
de bouchures à pratiquer des élevages à l’herbe et où un travail
est engagé depuis plusieurs années sur la protection de la
biodiversité.

Nous pensons absolument nécessaire de réduire la consommation de
viandes issues de productions industrialisées. Mais cela
implique de maintenir des abattoirs de proximité pour développer en
particulier les circuits courts et permettre la consommation de
viandes de qualité.

Le travail de reconstruction de la confiance
doit donc se faire sans concessions et sans délais. Il est
indispensable de renforcer la réglementation des abattoirs au niveau
national. Localement, la
nécessaire remise à plat du fonctionnement ne doit pas être
le prétexte à une nouvelle fermeture définitive d’un service
public : il faut donc que l’Etat et les collectivités locales
concernées assument enfin leurs responsabilités pour une filière
locale de qualité, digne et cohérente.

05/11/2018